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Dans le désert du Sinaï, les hébreux lorsqu’ils
faisaient halte, construisaient des cabanes avec la végétation
des buissons. C’était le temps de l’alliance
conclue avec Dieu.
Il est écrit que c’est un jour à Soukot
que se réalisera la grande réconciliation des
peuples qui aura lieu à Jérusalem.
Soukot, aujourd’hui en Israël, c’est aussi
le temps des congés payés. Soukot est une fête
agricole : comme Pessah au Printemps, comme Shavouot qui marque
la récolte du blé, Soukot correspond aux vendanges
et dure sept jours.
Soukot, qui marque le début de la saison des pluies,
est aussi fête de la nature et de la fécondité
et concerne les plantes.
Le blé, l’orge, les figues, le raisin, l’olive,
la grenade, le miel : la Terre Sainte est associée
à ces sept plantes.
Le Lévitique (23-40) indique de composer un bouquet
(le loulav) des quatre espèces dès le premier
des sept jours que dure la fête. On processionne à
la synagogue avec les quatre espèces, en chantant «
Hochanah – Sauve-nous ». Le septième jour,
on fait sept tours en chantant « Hochanah Raba ».
En effet, les hébreux étaient un peuple d’agriculteurs
et ce « sauve-nous » signifiait « sauve-nous
de la sécheresse », peut-être aussi celle
du cœur. En effet, le huitième jour, ce n’est
plus Soukot, mais Simha Torah, qui signifie : la Joie de la
Torah. On lit alors les derniers versets du cinquième
livre qui racontent la mort de Moïse et on enchaîne
avec les premiers de Berechit « Il créa…
».
C’est la fête, avec le rite des sept processions.
La Bible ne se contente pas de recommander la joie, elle la
commande : c’est l’un des 613 commandements.
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