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2007
La joie de la Torah

Soukot et Simha Torah


Dans le désert du Sinaï, les hébreux lorsqu’ils faisaient halte, construisaient des cabanes avec la végétation des buissons. C’était le temps de l’alliance conclue avec Dieu.
Il est écrit que c’est un jour à Soukot que se réalisera la grande réconciliation des peuples qui aura lieu à Jérusalem.
Soukot, aujourd’hui en Israël, c’est aussi le temps des congés payés. Soukot est une fête agricole : comme Pessah au Printemps, comme Shavouot qui marque la récolte du blé, Soukot correspond aux vendanges et dure sept jours.
Soukot, qui marque le début de la saison des pluies, est aussi fête de la nature et de la fécondité et concerne les plantes.
Le blé, l’orge, les figues, le raisin, l’olive, la grenade, le miel : la Terre Sainte est associée à ces sept plantes.
Le Lévitique (23-40) indique de composer un bouquet (le loulav) des quatre espèces dès le premier des sept jours que dure la fête. On processionne à la synagogue avec les quatre espèces, en chantant « Hochanah – Sauve-nous ». Le septième jour, on fait sept tours en chantant « Hochanah Raba ». En effet, les hébreux étaient un peuple d’agriculteurs et ce « sauve-nous » signifiait « sauve-nous de la sécheresse », peut-être aussi celle du cœur. En effet, le huitième jour, ce n’est plus Soukot, mais Simha Torah, qui signifie : la Joie de la Torah. On lit alors les derniers versets du cinquième livre qui racontent la mort de Moïse et on enchaîne avec les premiers de Berechit « Il créa… ».
C’est la fête, avec le rite des sept processions.
La Bible ne se contente pas de recommander la joie, elle la commande : c’est l’un des 613 commandements.


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Rachel Cohen
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